Biographie Photos Liens favoris Témoignages Vidéos Énigmes

English

@Contact

Énigmes

 

Bienvenue dans le Livre des Énigmes. Par le simple fait de lire les pages de ce livre, vous faites partie de mon Cercle Magique. Vous trouverez ici de l’information en relation avec le monde de la magie et de l’illusion. Je partagerai avec vous quelques-uns un de mes premiers tours d’illusion, avec la méthode pour les exécuter. Des illusions d’optiques ainsi que des jeux visuels sont aussi inscrits dans ces pages. Vous pourrez même découvrir quelques suggestions de lecture et pensée sur différents sujets. Ces pages sont ma fenêtre personnelle avec vous tous, qui me donne le privilège de présenter mon art partout dans le monde. Bonne visite !

Comptez-les deux fois !

Combien dénombrez-vous de personnages dans cette image ?

Les phases de la lune

moon phases
 

Le lecteur de pensée

Voyez si la boule de cristal peut lire dans votre pensée?

Cliquez ici pour débuter l'expérience ...

L'expérience du tarot

Dans la prochaine page vous pourrez voir une sélection de cartes provenant de différents tarots. Choisissez "mentalement" une de ces cartes. Ensuite passez à la page suivante et, en répondant par OUI ou NON, dites si vous voyez votre carte.

Cliquez ici pour commencer l'expérience...

Combien de triangles dénombrez-vous dans cette étoile?

Cliquez sur l'étoile pour obtenir la réponse...

Voyez-vous la mort ou l'amour ?

Combien de points noirs dénombrez-vous ?

Démarrez ce petit programme. 

Concentrez vous sur le centre de la spirale une trentaine de secondes sans la quitter des yeux. Ensuite, observez l'endos de votre main et.... WOW !

Téléchargez ici (pour Windows)

Dans quelle direction va l'autobus ? 

Pouvez-vous répondre à cette question en tant qu’adulte ? Portez attention au dessin de l’autobus. Connaissez-vous déjà la réponse ? Il n’y a que deux choix, vers la gauche ou vers la droite. La majorité des enfants trouvent la réponse immédiatement. Cliquez sur l’autobus pour connaître la réponse.

L'histoire du Tarot

L'histoire du tarot remonte à des temps et lieux très obscurs, les théories étant nombreuses et indénombrables. Le Tarot que nous connaissons aujourd’hui est divisé en deux groupes bien distincts composés de 22 arcanes majeurs et de 56 arcanes mineurs.

Certains parlent qu’il remonterait au temps des Pharaons. Il s'agirait de 22 gravures transmises par le dieu Thot, messager des dieux auprès des Hommes. On parle aussi du livre de Thot qui contient la synthèse des connaissances humaine et du mysticisme. Pour les Grecques, Thot porte le nom de Hermès Trismégistes. C’est d’ailleurs Hermès qui aurait transmit les bases de l’Alchimie en créant les Tablettes d’Émeraude. On fait aussi un lien avec la Torah Juive. Le mot Tarot serait une inversion du mot Torah. L’alphabet Hébreu contient 22 lettres et il y a 22 Arcane Majeur dans le Tarot. La Kabbale est une tradition mystique et philosophique. Elle aurait été transmise comme la Loi orale secrète à Moïse par Dieu sur le Mont Sinaï. Elle enseigne les mystères de la création et de Dieux. Les 22 Arcanes sont associés à l’Arbre de Vie et ses 22 canaux.

Les arcanes mineurs furent crée séparément. Leur utilité fut à la base comme jeux ou pour servir de support à raconter des récits et des histoires. Certaine serait la représentation de personnage célèbre, comme la Reine d’épée qui serait une image de Jeanne d’Arc, la Pucelle. On associe les 4 suites aux 4 mondes de la Kabbale et aux 4 éléments de l’alchimiste. Elle représenterait aussi les 4 classes sociales de l’époque médiévale.

On ignore à quel moment exact les deux groupes furent joint pour ne former qu’un seul jeu de 78 cartes. Toutefois le plus vieux tarot existant est l'éblouissant tarot Lombardie connu sous le nom de Visconti Sforza, peint à la main au milieu du quinzième siècle.

Le vingtième siècle a vu apparaître la publication de centaines de différent tarot. Des dizaines de thème et sujet sont représenté incluant des figures médiévales et de Renaissance, des images basé sur la mythologie, le folklore, différentes cultures et pouvant aller de simple graphique à des véritables oeuvre d'art. Pour en apprendre davantage sur l'histoire fascinante et intrigante du tarot, je vous recommande L'Encyclopédie du Tarot de Stuart R. Kaplan.
Abracadabra

(Article par Loran, publié dans la revue "The Raven’s Call")

De Merlin à Harry Potter en passant par les chamans, magiciens et sorcier de toutes les époques, tous produisent leur magie en utilisant différents éléments, objets, amulettes et formules magiques. Et si on vous demande de nommer une de ces formules, la première qui vous viendra en tête sera inévitablement… Abracadabra !

Toutefois, même si plusieurs magiciens et illusionnistes utilisent toujours aujourd’hui l’incantation Abracadabra durant leurs performances, la plupart ne savent pas qu’il fut un temps ou ce terme était pris beaucoup plus au sérieux. Dans les temps anciens, Abracadabra était un mot utilisé pour invoquer l'aide des esprits bienveillants contre la maladie telle que la fièvre. De plus, il n’était pas prononcé mais plutôt écrit sur un parchemin ou sur des amulettes portées en guise de Talisman. Transmis à travers le Moyen Age, le mot a progressivement perdu sa signification occulte et fut étendu à la magie en général.

Plusieurs hypothèses existent sur son origine. On pense qu’Abracadabra proviendrait du mot Abraxas. Les penseurs du 2e siècle considéraient l’harmonie des planètes et de l’univers. Ils imaginèrent aussi qu’il y avait des nombres qui plaisaient plus que d’autres aux divinités. Basilide d’Alexandrie, ayant fait un mélange de la philosophie de Pythagore, de la doctrine juive et des dogmes chrétiens, savait qu’une année était composée de 365 jours. Croyant que le soleil effectuait autant de révolutions autour de la terre, Basilide pensa que le nombre 365 était celui qui plaisait le plus à la divinité. Transposant alors ses calculs numérologiques aux lettres, il forma le mot Abraxas. Une autre hypothèse veut qu’il provienne du nom mystique d’une divinité syrienne. Abraxas serait lui-même formé des initiales des mots de la formule à demi hébraïque et grecque Ab, Ben, Ruha-Acodesch, qui signifie le Père, le Fils et le Saint-Esprit. On croit aussi que Abracadabra serait d’origine araméenne avec la phrase Avrah Kadabra, qui signifie « je vais créer comme je parle » Une autre source possible est l’hébreu Evrah Kedabri. Certains font aussi valoir que le terme pourrait provenir de l'arabe Abra Kadabra, qui signifierait « Que les choses soient détruites » mais cette version est contestée. Puisqu’il s’agit d’un mot qui peut être prononcé dans plusieurs langues, certains croyants de la Bible l’ont associé à la confusion des langues reliée à la Tour de Babel dans les temps bibliques.

Toutefois, la première mention écrite connue est dans le « Medicina Praecepta » par Serenus Sammonicus, médecin et savant au service de l'empereur romain Caracalla au 2e siècle. Pour se protéger contre les maladies, il prescrit qu’on doit porter autour du coup une amulette contenant le mot magique Abracadabra, écrit avec les lettres disposées de façon à former une pyramide inversée.

Ainsi, une lettre du mot Abracadabra disparait dans chaque ligne de la pyramide. Tout comme les lettres disparaissent, la maladie ou problème est censé lui aussi disparaître diminuant l'emprise de la maladie ou du mauvais esprit sur le patient. On peut supposer que l’effet inverse serait produit avec une pyramide transcrite dans l’autre sens. Les croyances de l’époque donnaient beaucoup d’importance aux écritures. Le fait d’écrire Abracadabra plutôt que de simplement le prononcer rendait la magie encore plus efficace.

Un grand nombre d’amulettes utilisant Abracadabra furent retrouvées et sont présentement exposées dans les cabinets d’Europe, ce qui démontre quelles furent très populaire. Depuis toujours, amulettes et talismans ont été véhiculés par les croyances des peuples et présents dans la plupart des religions. Toutefois, la religion chrétienne est une des seules qui rejette la confiance mise en ces objets. Malgré tout, son usage fut répandu autant au sein de l’église que dans les peuplades superstitieuses. Toutes les classes sociales sont touchés, de la plus pauvre à la plus riche et instruite. Même si l’église explique que la protection ne réside pas dans l’objet lui-même mais plutôt dans la Foi en Dieu, les fidèles n’hésitent pas à acheter les innombrables statuettes, croix, scapulaires et pendentifs qui sont vendus sur les lieux de pèlerinage.

Alors mon conseil est que la prochaine fois que vous utiliserai l’incantation Abracadabra, méfiez-vous. Le résultat sera peut-être plus surprenant que de simplement faire disparaître un lapin !

Références :
-Encyclopédie Théologique, L'abbé Jacques-Paul Migne, 50 vol. in-8°, Tome 24, p.38, p.40, Édition Ateliers Catholiques du Petit-Mont-Rouge, rue D’Amboise, Paris, France, 1848
-Hystory of Magic and Supernatural, publié par West Books House, Fulham Broadway, Londre, Angleterre, 1964
-Dictionnaire Le Petit Robert, Édition Société Dictionnaire Le Robert, 22 rue de la Glacière, Paris, France
-Desert Power, http://imahd.ca/2009/10/21/abracadabra
-Wikipedia, http://en.wikipedia.org/wiki/Abracadabra
-Wikipedia, http://fr.wikipedia.org/wiki/Abracadabra
Démasquer la Sorcellerie (Discoverie of Witchcraft)

(Article par Loran, publié dans la revue "The Raven’s Call")

Quand un auditoire est éblouit par les effets « magiques » créés par un magicien sur scène ou à la télévision, il ne se rend pas compte qu'il n'y a pas si longtemps, ces artistes risquaient d'être torturé à mort pour avoir pratiqué leur art. Aujourd'hui, la plupart des gens comprennent que les illusionnistes produisent des merveilles et ce uniquement pour notre divertissement. Mais il fut un temps où le mot « magie » ne devait pas être utilisé à la légère !

Publié en 1584, le livre « Discoverie of Witchcraft » (Démasquer la Sorcellerie) écrite par Reginald Scot a soulevé beaucoup de controverse au Moyen Age.

Il a l'honneur d'être non seulement le premier livre à nier l'existence de la sorcellerie, en accusant l'Église de persécutions injustifiées, mais aussi d'être le premier livre en anglais révélant les méthodes et accessoires utilisés par les illusionnistes de l’époque.

Au Moyen Age, la magie était étroitement liée à la religion, aux superstitions et à l'ignorance des gens. Ce fut l’ère de la Sainte Inquisition, où l'Église a commencé à sérieusement harceler quiconque ayant des capacités apparemment hors de l'ordinaire. Seul Dieu est capable de miracles, donc tous autres phénomènes miraculeux devait être l'œuvre du diable ! Ainsi, depuis le Moyen Age jusqu'au 18e siècle, en Europe et en Amérique du Nord, on a vu les fameuse « chasses aux sorcières » avec leurs pseudo procès et exécutions brutales. La plupart des victimes étaient des femmes, mais n'importe qui pouvait être accusé et pour de nombreuses raisons tel que l’adultères, les personnes aux cheveux roux, les épileptiques, les filles mères, les veuves, les guérisseurs et les sages-femmes qui étaient tous rapidement soupçonné. Mis à part la réelle ferveur religieuse derrière ce fléau, l'Inquisition s'est avéré aussi être un moyen rapide pour éliminer quelqu'un qui était gênant ou perçu comme une menace. Des histoires de mauvais voisins ou de couples, de payement de dettes, de litige pour s’approprier un terrain, de promesse non tenue était souvent le point de départ pour un procès. N'importe qui avec une soit disante "compétence spéciale" pouvait être condamné à mort. Être simplement quelqu’un d’un peu bizarre et d’excentrique s’avérait suffisant pour être accusé. Il est donc compréhensible que les amuseurs et magiciens de l'époque sont devenu très discret. On estime que plusieurs centaines de milliers de personnes ont été torturés et exécutés durant cette période. Certains historiens parlent de millions de victimes.

Dans un effort pour arrêter le carnage de l'inquisition, Reginald Scot, un écrivain anglais qui a vécu de 1538 à 1599, a écrit le livre "Discoverie of Witchcraft". Scot pensait que la persécution des présumés "sorciers et sorcière" était irrationnelle et anti-chrétienne et il tenait coupable l'Église catholique romaine chargée de perpétrer cette abomination. Son livre avait pour but de démontrer qu'il n'y avait pas de sorcières et de nier l'existence de la sorcellerie. Il voulait aussi protéger la population contre les charlatans et même dissiper les superstitions, tels que la croyance largement répandue que la maladie n'était pas simplement un processus biologique, mais aussi le résultat de la malchance ou d’un mauvais sort.

Le livre de Scot a également été écrit pour démontrer que la magie n'existe pas. Il explique comment un effet magique qui semble miraculeux est en fait juste un truc créé avec des objets naturels. Il décrit dans son livre les secrets de certains tours utilisant des accessoires comme des cordes, des couteaux, des tables truquée et autres appareils. Certaines des illusions qu'il décrit sont toujours présentés aujourd'hui par de nombreux magiciens.

Mais plus important encore, Scot révèle aussi les instruments utilisés par les inquisiteurs durant les interrogatoires pour apparemment « démasquer » les sorcières et ainsi prouver que ceci n'avait rien à voir avec le diable et que l'Église était malhonnête.

Naturellement, l'Église n’était pas d’accord et a considéré ceci comme une tentative malveillante pour diriger les bons chrétiens loin du droit chemin. Et malheureusement, la plupart des gens à cette époque ne savaient pas lire ou étaient trop pauvres pour acheter des livres. Donc, les seules personnes qui purent lire le livre de Scot étaient les plus riches et ceux dont l’intérêt était de garder leur pouvoir sur la population en favorisant les croyances surnaturelles. C'est pourquoi, dès son accession au trône d'Angleterre en 1603, le roi James 1er a déclaré que le livre était diabolique et a ordonné que toutes les copies existantes soit brûlés. Peu d’exemplaires ont survécus au bûché et ceux encore existant sont extrêmement rares et précieux. L'un d'eux est conservé au « Magic Castle » à Hollywood, Californie.

Références:
*Buckland, Raymond, "Complete Book of Witchcraft", Llewellyn publication, Minnesota, 2002, page 8.
* Scot, Reginald, "Discoveries of Witchcraft", UK, 1584. (Reprinted by Richard Kaufman & Alan Greenberg, USA, 1995.)
* Waldman, Carl, Joe Layden and Jamy Ian Swiss, "The Art of Magic", General Publishing Group Inc., Los Angeles, 1997.
* "Encyclopedia of Magic & Superstition", Octopus Books Ltd., London, UK, 1974.
* Wyley, Graham, "The Illustrated Guide to Witchcraft", Gramercy Books, New York, 1998.
* Newall, Venetia, "The Encyclopedia of Witchcraft & Magic", A&W Visual Library, New-York, 1974.
* Wikipedia, http://en.wikipedia.org/wiki/, Reginald_Scot